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INFLATION

L’inflation, qui affichait un taux vertigineux de 53 % en 2009, est tombée à 10 % en 2010 et à 3 % en 2012, avant de se maintenir autour de 1 % sur la période 2013-2015 en raison de la mise en œuvre de politiques budgétaires et monétaires prudentes.

L’économie de la RDC devrait évoluer à un rythme soutenu avec un taux de croissance estimé à environ 8 %, grâce à l’augmentation de l’investissement et de l’activité dans les industries extractives et du fait de la contribution des travaux publics et du secteur tertiaire.

Le maintien d'une politique monétaire restrictive et de la discipline budgétaire est indispensable pour contenir l'inflation en dessous de l’objectif de 5 %. Les estimations de la Banque mondiale confirment que la stratégie de soutien aux investissements dans les projets d’infrastructure à grande échelle menée par les autorités pourrait accompagner la croissance de manière significative, à condition que la priorité soit donnée aux projets à rendement élevé (transport, électricité).

Sur le plan des réformes, le gouvernement s'est engagé depuis 2010 à travailler étroitement avec la Banque mondiale pour mettre en place un mécanisme d'amélioration systématique de la gouvernance économique. Ils ont aussi mis en place un dispositif conjoint pour suivre les progrès de la mise en œuvre des réformes. L’objectif de ces réformes est de renforcer la gouvernance et la transparence dans les industries extractives (secteurs forestier, minier et pétrolier) et d’améliorer le climat des affaires. Au cours des deux dernières années, des progrès significatifs ont été observés dans l’application de ces mesures. Presque tous les contrats signés par le gouvernement dans les secteurs pétrolier, minier et forestier ont été rendus publics. Le pays respecte les exigences de transparence en publiant régulièrement des rapports dans le cadre de sa participation à l’Initiative de transparence dans les industries extractives (ITIE). Toutefois, des efforts supplémentaires doivent être faits pour généraliser la mise en concurrence pour l’attribution des contrats miniers, pétroliers et forestiers.